Accueil Actualités Pourquoi tu nourris les besoins des autres avant les tiens ?

Pourquoi tu nourris les besoins des autres avant les tiens ?

T’as déjà réfléchi au fait que tu donnes aux autres ce que tu aimerais recevoir ? Et puis en faisant ça, est-ce que vraiment ils reçoivent ce dont ils ont besoin ?


Illustration symbolique d’une femme tendant un parapluie à une personne qui pense à un verre d’eau, représentant le fait de donner aux autres ce que l’on aimerait recevoir plutôt que ce dont ils ont réellement besoin.

Bon depuis un certain temps déjà, je te parle de nos besoins qu’on ne nourrit pas. 🌱 Par contre, nous demandons aux autres, de les nourrir à notre place. Alors pas se foutre martel en tête non plus, en pensant qu’on est nul. 😅 Car nous avons appris petits à faire plaisir pour être aimés. 💛 Et nous continuons dans ce même schéma puisque nous n’en connaissons pas d’autre. Du coup question lorsque nous comprenons le schéma : Pourquoi est-ce que tu continues à nourrir les besoins des autres avant les tiens ? 🤔

Souvent lorsque je fais des ateliers, je parle de nos propres besoins. Nous pensons qu’il suffit de connaître les besoins humains pour mieux aimer, accompagner, communiquer. Ben en vrai, c’est pas aussi simple que ça, sinon ça se saurait hein. 😏

Car la plupart du temps, nous ne donnons pas aux autres ce dont ils ont besoin. Nous leur donnons ce que NOUS aimerions recevoir. 🎁

L’intention est belle. Mais elle repose souvent sur une projection. Pendant ce temps, chacun continue à côté de la plaque… Avec amour, certes, mais à côté quand même. 🎯 Quand il s’entend dire : mais c’est pas ça que je veux… alors qu’il s’est défoncé pour être aux petits soins. Ben il comprend pas, il est blessé 💔 et on s’engueule, se déteste, se sépare.

Fleur pour faire des espaces entre mes paragraphes

Ben oui, c’est sûr et certain. Souvent, on croit bien faire. On a appris comme ça, du coup, on ne sait pas faire autrement. On donne, aide, soutient, on aime même très fort. 💛

Mais en réalité, on donne surtout ce qu’on aimerait recevoir. 🎁

Si enfant, t’as manqué de sécurité, tu vas vouloir rassurer l’autre à outrance, même s’il n’a rien demandé.

Si t’as manqué de reconnaissance, tu vas valoriser sans arrêt l’autre. Le souler peut être si lui a besoin de sécurité ou d’ordre.
Et puis surtout tu vas être dans l’attente de reconnaissance de sa part. Car avec tout ce que t’as fait pour lui hein, pourrait dire merci ce mal poli non. 🤔 Mais t’a-t-il demandé de faire tout ça pour lui ? Où est-ce que t’as fait tout ça, car toi tu attendais de la reconnaissance ? 👀

Quant à celui qui a manqué d’amour, ben il va se plier en quatre pour te montrer combien il t’aime. Il va t’étouffer complet, sans comprendre que toi, t’as besoin de respirer. Oui tu l’aimes, mais bon tu peux respirer même s’il n’est pas là. 😏 Alors que visiblement lui non. Si t’es pas là, limite il meure. 💀

C’est humain. Parce que la personne en face n’a peut-être pas du tout besoin de ça. Mais tu sais pas faire autrement, que nourrir tes propres besoins à travers elle. Et là, sans t’en rendre compte, t’es à côté de la plaque complet. 🎯

Le plus important à comprendre dans tout ça, c’est qu’on ne fait pas ça par manipulation consciente ou parce qu’on est foncièrement tordu. Non, on le fait parce que notre système intérieur considère comme «normal» de donner ce qui nous aurait soulagé nous.

Notre cerveau, nos blessures, notre histoire… tout ça rejoue en boucle des stratégies apprises très tôt. 🔄 Tant qu’on ne les voit pas, on les répète. Même avec les meilleures intentions du monde. 🌿

Illustration symbolique montrant une femme réconfortant une autre femme triste, accompagnée d’une petite silhouette représentant ses manques émotionnels passés, pour illustrer la projection de ses blessures sur l’autre.
Fleur pour faire des espaces entre mes paragraphes
Illustration humoristique d’Abraham Maslow et de sa pyramide des besoins pour dénoncer la réduction caricaturale de son travail à un simple schéma marketing.

Je lisais un article extrêmement édifiant, l’autre jour sur Abraham Maslow. Son travail a été résumé à une pyramide colorée vue dans mille formations, souvent sans jamais creuser plus loin.

Certains l’ont même transformé en réflexion profonde sur cette fameuse pyramide à 5 étages, suivie de “3 clés pour booster votre motivation” et “5 erreurs qui sabotent votre leadership intérieur”. 😏

Le pauvre Abraham Maslow mérite mieux que ça.

Il a surtout observé un truc simple et puissant :

La plupart des humains passent leur vie à combler des manques… Sans jamais vraiment se demander ce qui les fait profondément vibrer. ✨

Il parlait de deux dynamiques :

Les besoins de manque : sécurité, amour, reconnaissance… Ceux qui nous poussent à chercher à l’extérieur.

Et les besoins de croissance : créer, comprendre, incarner. Ceux qui nous font devenir pleinement nous-mêmes. 🌱

Sauf qu’il avait noté à l’époque, que tant qu’on est piloté par le manque… Et tant que nos besoins fondamentaux restent bancals, nous fonctionnons en réaction. Pas en conscience.

Donc… on donne à l’autre ce qu’on aimerait recevoir. Pas ce dont lui a réellement besoin. Nous cherchons, en permanence dehors, ce que nous ne savons pas encore construire dedans. 🪞

Tu vois bien que Maslow ne se résumait pas à une pyramide. Il observait les êtres humains qui passent leur vie à chercher validation, sécurité, amour ou reconnaissance… Sans jamais apprendre à nourrir cela sainement en eux.

Et tant que nous cherchons chez l’autre ce qu’il devrait réparer en nous, la relation devient un marché inconscient. Tout le monde est frustré du coup et remplit allègrement son sac à merdasse. 🎒 En râlant car personne ne le ou la comprend.

C’est souvent là qu’apparaît cette fameuse frustration silencieuse : «Avec tout ce que je fais pour lui / pour elle…». 😤 Comme si l’amour, l’aide ou la présence donnés devaient forcément produire le retour espéré.

Sauf qu’en réalité, on a parfois beaucoup donné… mais pas là où l’autre avait réellement besoin. Et ça crée une sensation d’injustice immense alors qu’au fond, personne n’est malveillant. Juste mal ajusté. 🎯

Fleur pour faire des espaces entre mes paragraphes

On a tous les mêmes grands besoins humains. Mais pas avec la même intensité. Pas dans le même ordre. Ni avec la même urgence. Et c’est là que ça coince. ⚠️

Tu peux aimer quelqu’un sincèrement… et pourtant ne pas toucher juste. Parce que vous ne parlez pas le même langage intérieur. 🧠💛

L’un a besoin d’espace. L’autre de présence. L’un veut être reconnu. L’autre veut être apaisé. Et chacun donne ce qu’il connaît.

Résultat ? Ça fait un peu de bien… ou pas parfois… mais c’est certain que ça ne nourrit pas en profondeur. 🌱

Comme en Ayurveda, nous partageons les mêmes éléments : éther, air, feu, eau et terre… 💫🌬️🔥💧🌍 Toutefois pas dans les mêmes proportions.

Tout pareil avec les blessures émotionnelles. Nous vivons tous le rejet, l’abandon, la trahison, l’injustice ou l’humiliation… mais pas avec la même résonance. 💥

Du coup, ce qui va toucher profondément une personne laissera une autre complètement neutre. Et inversement.

Vouloir répondre aux besoins de tout le monde de la même manière, c’est comme donner la même solution à tous les doshas. Ça ne peut pas fonctionner. ❌

Et même si t’es Vata comme ton voisin,
tu l’es pas aux mêmes proportions. Donc tu vas pas réagir pareil que lui. 🎯

Infographie illustrant différents dosages des cinq éléments ayurvédiques, associés à diverses blessures émotionnelles et réactions, pour montrer que chacun possède une sensibilité et un équilibre uniques.
Fleur pour faire des espaces entre mes paragraphes
Illustration symbolique d’une femme se regardant dans un miroir avec une lumière au niveau du cœur, représentant la reconnaissance de soi, l’amour intérieur et le fait de nourrir ses propres besoins.

Le vrai basculement arrive lorsque l’on cesse d’attendre que l’extérieur remplisse en permanence nos vides intérieurs. 🕳️✨

Quand tu commences à nourrir ta propre reconnaissance, tu ne mendie plus les compliments comme avant.

Je l’ai testé moi-même.

J’avais cette fameuse pancarte «sauveuse» brandie bien haut pendant des années. 🚩 J’étais celle qui avait les super solutions pour tout un chacun. Mais moi, dans mon for intérieur, je me sauvais pas. J’attendais, inconsciemment, de la reconnaissance. Jusqu’au jour, où lors d’un exercice, pas facile il faut le dire, j’ai dû m’écrire une lettre de reconnaissance. ✍️ Et là, ça a tout changé.

Pour la première fois de ma vie, j’ai nourri ma reconnaissance. 🌱 Je me suis reconnue dans mon authenticité, ma façon d’accompagner mes proches, mes clientes. Une vraie bascule, qui fait que maintenant, oui ça me fait plaisir d’être reconnue par les autres. 💛 Par contre, je ne suis plus en train de chougner en mode «émotive anonyme» plein pot, quand j’en reçois ou pas. J’accueille leurs compliments, basta. 😌

De même quand tu consolide ta sécurité intérieure. 🛡️ Tu cesses de vouloir tout contrôler autour de toi.

Quand tu t’offre enfin de l’amour, de l’écoute ou de la validation que tu cherchais partout à l’extérieur… 💗 Ben les relations changent. Elles deviennent plus libres. Moins fusionnelles, moins exigeantes, moins bancales.

Parce qu’on n’aime plus pour être rempli ou en attente. On aime pour partager, c’est ce qui fait toute la différence. 🤝✨ Avant de vouloir aider, rassurer, conseiller ou combler quelqu’un, une vraie question mérite parfois d’être posée : 🤔

  • Est-ce que cette personne m’a demandé cela ?
  • Est-ce que ce que je donne répond à son besoin réel… ou au mien ?
  • Est-ce que je suis en train d’aimer… ou d’essayer inconsciemment d’être aimée en retour ? 💭

Parce que parfois, le plus grand acte de lucidité n’est pas de donner plus. C’est de voir enfin ce qui nous pousse à donner comme nous le faisons. 👁️

Fleur pour faire des espaces entre mes paragraphes

Aimer quelqu’un ne suffit pas toujours. Encore faut-il comprendre comment cette personne reçoit, vit et ressent. 🧠💓 Sinon, on fait comme beaucoup : on donne généreusement… mais à côté. 🎯 Du coup, on se sent seule quand l’autre reproche un truc. Et lui aussi se sent seul, car pas nourri dans ses besoins.

J’ai d’ailleurs eu un atelier sur les langages de l’amour. Édifiant. Quand tu comprends que la personne avec qui tu vis n’a pas le même que toi, tu saisis mieux pourquoi certaines fois tu dors à l’hôtel du cul tourné. 😆🛏️ Ou pourquoi tu réclames des moments de qualité pendant que l’autre scrolle sur son portable. 📱

Parfois, la plus grande preuve d’amour n’est pas de donner davantage. C’est de comprendre ce qui nourrit réellement l’autre. 🌿

Mais encore faut-il connaître aussi ses propres besoins. Or bien souvent, nous les ignorons. Nous avons tellement appris à nourrir ceux des autres que, quand je demande à mes clientes quels sont leurs besoins… il y a un gros blanc. 🤔

Comprendre le schéma intellectuellement, c’est une chose. Le déconstruire vraiment dans ses relations et ses réactions, c’en est une autre. 💥

Et c’est précisément ce que je travaille en accompagnement : aller voir ce qui se joue derrière tes besoins non nourris, tes blessures, tes automatismes et ce que ton corps exprime encore malgré toi. 🕉️🪞

Si en lisant tout ça tu t’es reconnue un peu trop fort pour faire semblant de ne pas avoir vu… tu sais où me trouver. 👋