Accueil Actualités Et si ce qu’on t’a répété pendant des années sur toi, c’était du flan ?

Et si ce qu’on t’a répété pendant des années sur toi, c’était du flan ?

Maladroite, trop sensible, froide, chiante… Et si ces étiquettes qu’on t’a collées depuis l’enfance ne racontaient pas qui tu es vraiment aujourd’hui ?


Une femme blonde en armure examine une jambière retirée, sous le regard inquiet de son crocodile protecteur. Au-dessus, trois souvenirs illustrent la construction de son armure depuis l'enfance.

Est-ce que toi aussi t’as entendu ces petites phrases qui finissent par devenir des vérités ? 💬 Genre : mais qu’est-ce que tu peux être maladroite. Pfff t’es nulle, t’as deux mains gauches. T’as pas fini de chialer pour rien. Mais que t’es chiante… 🙄

J’imagine que oui. Ces phrases-là ou des similaires, hein. Je te laisse compléter ce qui a pu t’être dit, voire répété à l’envi quand tu étais petite.

Cela dit, note bien que ces petites phrases insidieuses se sont ancrées dans ton ciboulot 🧠 depuis que t’es gamine justement.

Du coup, bah en fait tu SAIS que t’es maladroite, chiante ou chialeuse. Fatigante aussi hein. La preuve, tu peux pas toucher un truc sans le faire tomber. Les gens te regardent en levant les yeux au ciel quand tu dis ou fais un truc. Pis ta copine Madeleine te dit tout le temps que Calimero et toi, z’êtes sûrement de la même famille. 😭

Voilà en gros comment t’as pu te construire. Enfin pas que, bien sûr. Tu rajoutes d’autres blessures, qui s’expriment plutôt avec des comportements que des mots. Des émotions que, petite fille, tu savais pas gérer et qu’on t’a dit d’enfouir pour pas être chialeuse.

Bah oui, t’as pu aussi te blinder en raison de ça hein. 🛡️ Et tu comprends pas maintenant pourquoi on te dit que t’es froide ou contrôlante. Pourquoi t’as si peur d’être abandonnée ou rejetée. Pourquoi tu rejettes les autres ou les humilies, et qu’ils font tout pareil avec toi.

Et si, à force de les entendre,ces petites phrases insidieuses, t’avais fini par croire que c’était vraiment la vérité sur toi ? 🤔

Fleur utilisée comme interlude visuel entre les paragraphes
Une femme blonde devant son café renversé, tandis qu'un crocodile archiviste classe sa maladresse parmi ses croyances négatives et ignore ses 142 réussites.

C’est là que ça devient sournois. Parce qu’au départ, quelqu’un t’a dit : «T’es maladroite.» 💬

Puis on te l’a peut-être répété mille et une fois. Ou on a rigolé chaque fois que tu faisais tomber quelque chose en disant : «Ah bah normal, t’es maladroite.» Alors forcément, petit à petit, tu l’as rangé quelque part dans ton ciboulot.

Et des années plus tard, tu ne te dis plus : «On m’a souvent dit que j’étais maladroite.» Tu dis : «Je SUIS maladroite.»

Mine de rien, te rends-tu compte que c’est pas tout à fait la même chose ? Voire pas du tout d’ailleurs hein. 🤔

Parce que maintenant, chaque fois que tu renverses ton café, que tu te cognes dans un meuble ou fais tomber ton téléphone : tu constates que c’est bien VRAI !

Par contre, les 142 fois où t’as parfaitement réussi à faire quelque chose de tes dix doigts ? Bah bizarrement, ton cerveau les range moins facilement dans le dossier. Ça colle pas avec ce que tu sais déjà de toi. 🧠

Bon, là tu comprends bien que ça ne concerne évidemment pas que la maladresse.

Tu peux SAVOIR que t’es trop sensible. Bien trop bavarde. Pas assez intelligente. Nulle en maths. Incapable de parler devant des gens. Trop grosse, trop maigre. Pas intéressante. Égoïste si tu fais mine de penser à toi. Fatigante. Intense. Bref, complète la liste hein, car elle est tellement longue que limite je pourrais faire plusieurs tomes de livres. 📚

Alors petite question qui titille : et si tu t’étais adaptée à ce qu’on attendait de toi ?

Parce qu’il n’y a pas que les mots. Y a aussi tout ce que t’as compris sans qu’on ait besoin de te faire un PowerPoint.

  • Quand tu pleurais et que ça agaçait, t’as appris à ravaler tes larmes. 😢
  • Quand tu exprimais ton désaccord, déclenchant une tempête, t’as appris à fermer ta bouche.
  • Remarque, quand tu laissais éclater ta joie aussi, ça pouvait déranger hein. Pouh, tu me fatigues à être aussi gesticulante.
  • T’as appris qu’être sage, gentille, serviable te permettait d’être félicitée.
  • Pis t’as compris aussi que pour être aimée, fallait pas faire chier alentour. Voire fallait se plier aux injonctions, c’est comme ça et pas autrement.
  • Parfois, t’as demandé de l’aide, mais comme tu te faisais engueuler car t’étais pénible, t’as fait toute seule.
  • Quand personne ne semblait pouvoir gérer pour toi, t’as appris à gérer toute seule.

Au bout d’un moment, tes façons de penser, réagir ou faire deviennent tellement habituelles que tu ne les questionnes même plus.

«Je suis comme ça.» Ah bon ? T’es sûre ? Ça te pèse pas un peu ? Certaines situations «habituelles» te semblent pas décalées ? C’est pas tout le temps à toi qu’on demande ? 🧐

Ou alors t’as appris à être comme ça parce qu’à un moment de ta vie, car c’était la meilleure façon que t’avais trouvée pour être aimée ? Acceptée, reconnue ou simplement pour te protéger ? 🛡️

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Sauf qu’aujourd’hui, t’as plus 6 ans. Et certaines choses qui t’ont peut-être protégée à une époque peuvent maintenant sacrément t’emmerder. Parce que justement ton crocodile 🐊 ramène sa fraise tant et plus.

Bah oui, en fait c’est lui qui t’a protégée tout ce temps, du coup il est là. Toujours là, bien présent. Et réagit comme si t’avais encore 6 ans dans plein de situations. Notamment :

  • Celle dans laquelle t’as appris à ne jamais déranger ni oser dire non.
  • Celle dans laquelle t’as compris qu’il fallait être forte, porter tout le monde sur son dos. Serre les dents, les miches et avance. Avant de finir, un jour peut-être, à «j’en peux plus». 💪
  • Celle dans laquelle t’as appris à te blinder pour ne plus souffrir sans comprendre pourquoi on te reproche aujourd’hui d’être froide. 🛡️
  • Celle dans laquelle t’as tellement peur qu’on t’abandonne que tu t’accroches comme une moule à son rocher… ou que tu pars la première pour être sûre qu’on ne te quitte pas.
  • Celle encore, dans laquelle on t’a suffisamment répété que t’étais chiante ou manipulatrice et où tu finis par ne plus rien dire du tout.

Le truc, c’est que derrière tout ça.

Il y a peut-être une femme qui ne sait même plus très bien ce qu’elle aurait fait, pensé ou choisi si elle n’avait pas appris tout ça.

Tiens, je vais te donner mon propre exemple.

Pendant des années, on m’a dit que j’étais froide, distante, voire que je faisais peur aux autres. 🤔 Euh, moi, t’es sûr, adulte, avec mes 1,12 m, 12 kg de l’époque ! Bon j’exagère un peu mais suis pas bien imposante hein. Faut je mette des cailloux dans mes poches quand y a trop de vent.

Sauf qu’à l’intérieur, bah moi, suis plutôt un petit caramel mou hein. 🍬

Mais avec ma blessure d’injustice, j’avais appris à planquer mes émotions au fond des abysses. À me blinder pour ne plus montrer ce qui pouvait me faire mal. Pis que mes émotions me submergent pas, car trop intenses. Génération «marche ou crève», je t’en ai déjà parlé.

Et voilà comment on m’a collé une nouvelle étiquette : froide. Alors qu’en réalité, ce que les autres voyaient, c’était surtout mon armure d’Iron Woman, enfilée depuis que j’étais petite pour me protéger. 🦸‍♀️

Tu vois le merdier ? On t’apprend à ne pas montrer tes émotions. Tu te protèges comme tu peux, ton crocodile t’aide bien hein, l’est sympa quand t’es gamine. Cela dit, ça te crée des comportements qu’ensuite on te reproche car tu sais pas montrer !

Une femme menue en armure serre chaleureusement une main, tandis que son crocodile protecteur lustre son épaule et que trois personnes l'observent avec méfiance.
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Une femme blonde démêle les fils colorés de ses émotions sortant d'un sac, près d'un crocodile empêtré, tandis qu'un lotus apparaît dans son lac intérieur.

Bon c’est clair que ça sert à que dalle d’aller accuser papa, maman, mémé Jacqueline. Pendant qu’on y est, ton instit de CE2 ou ton ex de tous les malheurs de ta vie.

Oui ils ont peut-être participé en te balançant les phrases au début de ton enfance ou après. M’enfin tu vas pas rester avec ce passé, figée comme du saindoux. Y a un moment, bah va être important d’aller gratter un peu dans la vase.

Car faut bien comprendre qu’eux aussi avaient leurs propres sacs à merdasse, leurs croyances, leurs blessures et leurs façons de faire. Oui, on est bien d’accord que c’est leur problème et que ça leur appartient.

Par contre, descendre dans ce que j’appelle ton lac intérieur. Farfouiller dans la vase qui stagne au fond pour regarder ce que toi, tu as gardé. Bah ça me semble bien plus intéressant. 🪷 Faire le tri sélectif de ton sac à merdasse, je t’en parlais l’autre jour :

  • Qu’est-ce qu’on t’a dit sur toi ?
  • Qu’est-ce que t’as fini par croire ?
  • Qu’est-ce que tu répètes encore aujourd’hui comme une évidence ?
  • Et surtout : est-ce que c’est encore vrai ? 🤔

Parce qu’entre ce qu’on t’a appris à croire sur toi, ce que tu as développé pour te protéger et la personne que tu es réellement aujourd’hui, il peut y avoir un sacré merdier c’est clair. Ça peut sérieusement se mélanger dans ton caberlot. 🧶

Et si tu arrêtais de porter la culpabilité en prime ?

Pis suffit que t’aies la blessure d’humiliation, et bim, tu rajoutes une couche de culpabilité. C’est ma faute.

Ou celle de ta mère va, l’a bon dos parfois la mère. Certains se sont d’ailleurs acharnés sur elle limite avec une pelle. (Petit aparté mais merci à Bettelheim, Fromm-Reichmann et Strecker, pour leurs mères réfrigérateurs, schizophrénogènes et responsables des difficultés de leurs fils). 🙄

Du coup tu vois bien que si toi t’es une mère, bah tu t’en rajoutes encore sur le paletot. Mais à un moment tu vas te dire que «ça suffit». Lâchez-moi, et pis tu vas aussi te lâcher toute seule.

Bon c’est souvent là que tu viens me voir en accompagnement pour détricoter tout ça et commencer à voir un peu plus clair. 🧶 Car à un moment, la coupe déborde tellement, qu’enfin tu prends conscience que tu dois te prioriser.

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Je vais pas te raconter qu’il suffit de répéter trois fois devant ton miroir 🪞 «je suis merveilleuse, je suis merveilleuse, je suis merveilleuse». Ça, c’est de la connerie qu’on veut te vendre en te disant demande et tu obtiendras. Bah certes, mais si tu restes le fion dans ton canapé à attendre la fée Marjolaine et sa baguette magique, tu peux attendre un sacré moment. 🧚‍♀️ Pis pas croire que tu vas, d’un coup d’un seul, faire disparaître 50 ans de construction dans un nuage de paillettes.

Bon perso je te l’ai déjà dit, les baguettes magiques, c’est pas vraiment mon rayon. 😜 Si tu veux pas faire le taf pour toi, comment veux-tu que je puisse te guider pour comprendre ce qui t’enferme ? Comment veux-tu retrouver de la clarté et agir autrement, si tu y mets pas un peu d’huile de coude hein.

Je crois que c’est Gandhi qui dit : «Sois le changement que tu veux voir dans le monde.» Bon c’est une grande phrase on est d’accord.

Mais avant le monde, peut-être que tu peux commencer par t’observer toi, non ? 🔎

Tilter la prochaine fois que tu te surprends à dire «je suis comme ci ou comme ça», en te demandant : Qui me l’a appris ?

Bon ok, peut-être parfois t’es réellement maladroite ou chiante. Bah que veux-tu on est humaine, ça serait quand même bizarre qu’on soit parfaite hein. 😂

Cela dit, même si parfois c’est vrai. Ben est-ce que certaines certitudes que tu traînes sur toi depuis des années racontent vraiment qui tu es ?

Je crois pas. Elles racontent ce que tu as entendu, vécu, compris. Parfois aussi, appris à faire pour avancer avec ce que tu avais à ce moment-là.

Et si aujourd’hui ça ne te convient plus, tu peux peut-être commencer à faire le tri. Pas pour devenir quelqu’un d’autre. Bah non t’es toi, mais ça veut pas dire que tu peux pas changer. 🌱

Du coup comment tu vas pouvoir agir, pour arrêter de laisser la petite fille à qui on a collé toutes ces étiquettes décider à la place de la femme que t’es devenue ? 🪷

Écoute, si en lisant tout ça, tu t’es reconnue quelque part et que t’en es arrivée au «ça suffit». Contacte-moi, on peut déjà en causer. Pis si tu sens que t’as envie d’aller détricoter tout ce merdier pour comprendre ce qui t’enferme, retrouver de la clarté et agir autrement. Bah figure-toi que ça tombe bien, c’est exactement là que commence un accompagnement avec moi. 🧶