Quand ton croco trouve des excuses pas si bidon… mais qui te freinent
Bon faut le dire parfois ton croco a un dossier béton pour pas que tu bouges. Mais entre sécurité et habitudes, comment savoir si tu choisis vraiment ?
Bon je te le dis souvent mais tu sais qu’on a tous un crocodile intérieur 🐊 hein. C’est ce mental des ruminations qui ramène sa fraise lorsqu’on envisage de changer quelque chose dans notre vie. De faire un truc inhabituel. En clair, sortir de cette fameuse zone qu’on appelle de confort. Qu’est pas confortable faut le dire d’ailleurs. Je t’en ai déjà parlé, perso, je la vois comme un ressort qui te pique le fion sur ton vieux canapé. 🛋️
Bref revenons à notre crocodile. 🐊 Ben parfois, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne raconte pas toujours des conneries ! Souvent d’ailleurs, ses arguments tiennent sacrément bien la route. Ils sont logiques, sensés, parfaitement défendables. La raison même quoi.
Sauf qu’à force de l’écouter, on finit par ne plus entendre ce qui, au fond de nous, ne nous convient plus. 🤔
Bon tu vas me dire que t’es bien avancée maintenant que je t’ai dit ça. Mais réfléchis deux minutes. Comment, quand ton croco te souffle dans les oreilles, t’arrives à faire la différence entre une bonne raison de rester et une bonne raison de ne surtout rien changer ? Hum ? 🤷♀️ Ben oui je sais c’est pas tellement simple.

🐊 Quand ton croco devient le meilleur avocat pour que tu changes rien
Exemple d’une situation de beaucoup de gens en ce moment. T’en peux plus de ton boulot, il te pèse. Tu rentres fatiguée, bah oui tu dois bosser plus car faut du rendement. Certaines conditions ne te conviennent plus, pis t’as vraiment l’impression d’être prise pour un pion. En fait, tu sens bien qu’il y a quelque chose qui coince, que t’as plus vraiment l’allant.
C’est là que ton croco débarque. 🐊 Costard trois pièces ou robe de juriste, ça fait plus sérieux. Dossier et calculs intempestifs sous le bras. Et il commence sa plaidoirie. ⚖️
- «Ben tu te rends pas compte, mais t’es bien payée ! Peut-être que tu retrouveras pas ce salaire-là hein.»
- «Dis donc, t’as vu tes horaires ? Compare à Germaine qui bosse les samedis et finit à 19 h.»
- «Pis t’as tous tes week-ends. Pas comme Sylvie qui se fade un week-end sur deux.»
- «Nan pis, avec le marché du travail actuel, tu vas pas trouver mieux ailleurs. Si ? Ben regarde Madeleine, elle pensait être mieux pis elle est moins bien dans son supermarché.»
Bon là, tu vois bien que c’est ultra difficile de lui donner complètement tort ! Il parle de raison, le baveux.
Parce que oui, la sécurité financière compte. Les horaires aussi. Et tout envoyer balader sur un coup de tête, bah c’est pas forcément la meilleure idée du siècle pour toi hein.
Pourtant, question 🤔 : est-ce que ces avantages suffisent à effacer tout ce qui ne va plus ?
Et surtout, est-ce que tu restes parce que tu le choisis vraiment ? Ou parce que tu n’oses plus envisager autre chose ?



Quand les petits signaux deviennent un énorme ras-le-bol
Le problème, c’est qu’on s’habitue à beaucoup de choses. Vas pas dire le contraire, quand on voit notre routine hein. 🔄
On est habitués à cette fatigue qu’on traîne. Bah normal, on bosse, pis pas qu’un peu. Faut gagner sa croûte. Je te parle pas des contrariétés qu’on ravale parce qu’on n’a pas de reconnaissance, notamment au boulot. Même si on s’est défoncé le fion pour finir la commande urgente de l’entreprise Truc-chose qui pouvait pas attendre. 😤
Quant à parler de cette relation dans laquelle on ne se reconnaît plus vraiment. Comment te dire que la personne avec qui tu vis, ben c’est limite un meuble. Comme toi pour elle d’ailleurs, faut pas se leurrer non plus. Le soir, t’es tellement vannée que tu prépares un ersatz de repas ou un plat tout prêt. Vous mangez devant la téloche ou chacun sur son portable. 📱 Pis vous vous couchez et bim, hôtel du cul tourné. Pour recommencer tout pareil le lendemain matin devant votre café. L’œil glauque, le cheveu hirsute, à être déjà fatigués de la journée qui s’annonce.
On minimise tout.
- Bah ça fait partie de cette chienne de vie.
- Pis c’est pas si grave.
- Y a pire que moi.
- Ça va passer.
- C’est pareil pour tout le monde.
Et notre croco, rassuré de cette routine, applaudit des deux pattes ! 🐊 Se vautre dans son marigot, car il est tout fier de nous protéger. Comme quand on était minots et qu’on savait pas trop ce que voulaient dire les injonctions qu’on nous rabâchait.
Bon là, vas pas croire que je te dis qu’il faut changer de taf, de mec ou de nana, et tout et tout hein. J’ai pas dit ça. Je te fais seulement remarquer que la routine, ben parfois ça tue l’envie de bouger.
🌋 Pis un jour t’exploses
Ce qui nous dérangeait un peu au départ finit parfois par prendre une place énorme. Jusqu’à nous empêcher de dormir la nuit. On se dit que bon OK, on tient. Bah oui, on a appris, je te rappelle la génération marche ou crève.
Jusqu’au jour où on explose façon Etna. 🌋 On craque en mode éparpillée de partout tellement on n’en peut plus. Ou on part dans un vide intersidéral important. Plus envie de rien, de voir personne. Certains appellent ça le burn-out, car t’es toute cramée de l’extérieur. Bon à mon sens, t’es cramée aussi de l’intérieur hein, faut pas dire les choses à moitié. Pis pas que pour le boulot, c’est un tout, faut le souligner.
C’est là, parfois, qu’on prend enfin une décision qu’on repoussait depuis des lustres. Alors je dis « parfois », car y a des fois où, même toute cramée, ben tu fais comme si c’était un petit bobo. Tu te relèves en mode Dark Vador dans la lave et tu veux continuer. 🔥
Mais le plus souvent quand même, tu décides que là : « ça suffit« … Te dire que ça m’est arrivé tout ça : oui… Je l’ai bien vécu, j’en ai pris bien plein la tronche. Du coup, à certains moments, je me suis posé cette question.
Fallait-il vraiment attendre d’être aplatie pire qu’une crêpe pour commencer à m’écouter ?
Et toi, tu te la poses cette question ? 🤔 T’as assez morflé ta race et t’as fait des pas vers le changement ? Ou tu continues à ramper dans la boue, en te disant que tu vas tenir encore un peu ? Même si t’en peux carrément plus de tout ce merdier.

💥 Parce que oui, parfois après une grosse claque…
Ben ça te secoue et tu bouges, ou pas remarque. Certains événements nous secouent tellement qu’on décide de changer de suite. Tu quittes ton emploi, tu déménages, tu prends tes distances avec certaines personnes. Même si c’est difficile ou que t’as peur. Et wahou, quel soulagement ! Mais pourquoi j’ai pas fait ça plus tôt ?
À ce moment-là, on retrouve de l’air, on a l’impression de repartir sur de nouvelles bases. Ça fait un bien fou. 😮💨
Après, je vais faire mon empêcheuse de tourner en rond. Oui, on a changé les circonstances, pourtant ça ne signifie pas nécessairement qu’on a changé notre manière de fonctionner. Sur le moment, on pense avoir tout changé, mais en fait non… T’as fait tes valoches, chargé le camion, hop, nouveau tournant. Mais t’as embarqué ton sac à merdasse avec les cartons ! 🧳
Remarque, parfois c’est l’inverse : la claque passe, tu serres les dents (et les miches) et tu repars comme avant, avec l’impression d’avoir changé plein de trucs.
C’est pas une critique hein. On le fait par habitude, par devoir. Parce qu’on se sent indispensable, ou parce que s’arrêter ferait remonter des choses qu’on préfère pas regarder. Elles sont bien sous le tapis, on va pas le soulever. On n’en a pas toujours conscience hein, alors pas besoin de se foutre des coups de pelle sur la tronche pour ça.
🪷 Et si on arrêtait d’attendre que tout s’écroule ?
Il y a quelque chose qui m’interpelle régulièrement dans mes accompagnements. Une personne sait depuis longtemps qu’elle ne va pas bien. Elle en parle, y pense, voire envisage de se faire accompagner. Puis elle repousse. Jusqu’à ce qu’un événement de trop la pousse enfin à prendre rendez-vous.
La séance lui apporte un éclairage, parfois un véritable déclic. 💡 Elle repart soulagée, avec une autre compréhension de ce qu’elle traverse. Quelquefois, ce premier soulagement suffit pour qu’elle remette la suite à plus tard. C’est pas nécessairement qu’elle refuse d’avancer. Chacun a son rythme, ses contraintes et ses peurs. Mais cela soulève une question : est-ce qu’aller un peu mieux signifie qu’on a réglé ce qui nous faisait souffrir ?
On se dit «C’est bon, c’est réglé…». Sans s’apercevoir que, certes, on respire à peine mieux, on a décoincé trois alvéoles pulmonaires. Mais en fait, est-ce qu’on respire à pleins poumons ? Est-ce que cette oppression qu’on ressentait a complètement disparu ? Ou s’est-elle planquée sournoisement dans un petit coin pour attendre son heure et revenir ? 🤔
Parce que comprendre quelque chose est précieux. Mais ensuite, il reste à voir ce qu’on en fait dans notre quotidien.


🐊 Ton croco te protège… mais de quoi ?
Notre crocodile intérieur n’est pas forcément notre ennemi. D’ailleurs, quand on était petits, c’était notre meilleur pote en fait. Il nous permettait de mieux comprendre le monde des adultes. Auquel, faut le dire, avec nos cœurs d’enfants, on pigeait pas grand-chose. Seulement, nous sommes devenus adultes et il veut toujours nous protéger autant.
Alors, il nous rappelle nos besoins de sécurité, nos responsabilités. Nos habitudes, tout ce qu’on pourrait perdre en changeant. Bien te dire que parfois, il a raison de nous inviter à réfléchir avant d’agir hein. Ça serait idiot de pas l’écouter et de foncer bille en tête, on est bien d’accord.
Mais y a des moments où il exagère et prend tous les draps du lit, faut le dire aussi. 🛏️ Il tient une place tellement énorme qu’il nous empêche d’entendre ce qu’on ressent réellement. Pis remarque, y a des fois où il dit aussi des grosses conneries hein.
Alors, plutôt que de lui fermer la gueule à coups de pelle, pourquoi ne pas commencer par écouter ses arguments… sans le laisser décider de tout ? Parce qu’entre tout supporter et tout envoyer promener, il existe peut-être d’autres possibilités. Pis normalement, on a un cerveau qui raisonne pour avoir du discernement, non ? 🤔
Et toi, quelles sont les bonnes raisons que ton croco met en avant depuis des années pour ne rien changer ?
Ton croco, on l’a vu, sait sacrément bien défendre son bifteck ! Mais entre une vraie bonne raison de rester et une excuse qui t’empêche de bouger, comment tu fais le tri ?
Parce que, vois-tu, une bonne raison, tu la choisis. Une excuse, tu la subis. Enfin moi je dis ça, je dis rien.
C’est justement ce qu’on peut regarder ensemble en accompagnement. Pas pour t’envoyer tout plaquer, mais pour comprendre ce qui te retient et retrouver ton discernement.
T’as envie d’y voir plus clair ? Ben viens, on va écouter ce qu’il a à raconter, ton croco ! 🐊