Toi aussi t’es championne de gestion d’emmerdes ?
Et si ton vrai problème n’était pas les emmerdes, mais le fait qu’elles soient devenues banales pour toi ? À force d’en gérer, t’es devenue une pro, mais sais-tu gérer le calme ?
Ouais je sais, tu te dis à chaque fois, mais la Mumu elle en invente toujours une, et c’est pas faux. Cela dit, j’ai pris conscience d’un truc en parlant avec mes copines. Nous sommes extra fortes, mais vraiment balèzes 💪 pour gérer les emmerdes. Du coup, le titre de cette actualité : Toi aussi t’es championne de gestion d’emmerdes ? m’est venu naturellement.
Enfin tu vas me dire que je te répète ça chaque fois. Mais si tu savais comme mon cerveau 🧠 peut sortir des idées à la minute. Des qu’on peut raconter, d’autres pas racontables. Mais bref, revenons à nos moutons. 🐑
Me regarde pas avec cet air ahuri 😳. Oui, c’est clair, nous sommes, ou tu es, championne de gestion d’emmerdes 🏆. On s’en rend pas compte car on fait ça les doigts dans le nez.
Maintenant, réfléchis deux minutes.
- Est-ce que tu sais gérer les emmerdes ?
- Tu en as géré combien au cours de ta vie ? Vas pas me dire zéro, car tout le monde a des emmerdes, plus ou moins costaudes 🤯
- Du coup, là, comme je te le fais remarquer, te rends-tu compte de toutes les emmerdes que tu as gérées ?
Petite question pour faire le tilt peut-être 💡 : est-ce que tu sais gérer quand t’as pas d’emmerdes ? Quand tout est calme ?🤔


On devient les pompières de service 🚒 sans même s’en rendre compte
Tu sais ce qu’il y a de drôle ? Enfin drôle… façon de parler hein. C’est qu’à force de gérer les emmerdes, on devient la personne qu’on appelle quand ça part en cacahuètes. Une copine a un problème ? Elle appelle qui ? Toi. La famille est dans la panade ? Toi. Au boulot ça chauffe ? Bah toi. Le voisin est dans la mouise ? Encore toi. 😅
Pourquoi ? Parce que tu gères. Tu trouves toujours une solution. T’es rassurante. Tu paniques pas. Enfin en apparence, car parfois à l’intérieur, t’es en mode volcan 🌋 l’a pété.
Alors vas pas te rengorger, façon : oui mais moi je sais… Ou te plaindre façon Calimero : «oui bah c’est toujours sur moi que ça tombe». T’as appris comme ça. T’as vu ta mère, ta grand-mère, les autres meufs adultes autour de toi, faire ça, du coup c’est naturel. Même si tu fais 1,12 m et 12 kg, tu sais que t’as les épaules larges 💪 et que tu pourras tenir.
Ouais, tenir… ça aussi t’as appris tôt. Rien montrer, serrer les dents, les miches et avancer. Puis y a un truc dont on n’a pas conscience. Quand t’as géré une emmerde et qu’elle est enfin bouclée… Bah ton crocodile 🐊 te dit : «Bon, qu’est-ce qui va nous tomber sur le coin du museau maintenant ?» T’as remarqué ça ? Le calme… ben le proverbe le dit : c’est avant la tempête. ⛈️

Le calme… c’est suspect 🤨
Tu l’as bien dans la tronche cette phrase : c’est calme donc ça peut pas durer… On l’a toutes en tête, comme si le fait que l’on puisse souffler un peu, c’est pas possible. Du coup, ben on reste aux aguets. 👀
Et à force d’être aux aguets, notre système nerveux finit par croire que cet état là est normal. Quand tout va bien, il trouve ça bizarre. T’es tranquille dans ton canapé 🛋️ et d’un coup tu te dis : c’est calme… ça sent pas bon cette histoire.
Comme si ton crocodile 🐊 faisait sa ronde dans la vase en cherchant : « bon… elle est où la prochaine tuile ? » Parce qu’il a tellement l’habitude de fonctionner en mode urgence emmerdes 🚨, qu’il ne sait plus trop quoi faire quand il n’y en a pas.
Bien comprendre aussi que de ce fait, ben t’arrive pas à profiter des moments calmes. Genre t’es le suricate 🐿️ en haut de son monticule pour prévenir les autres s’il y a un danger. Voilà, j’ai trouvé l’image parfaite : le suricate de guet.



La sonnette est branchée… et les autres le savent 🔔
Je te l’ai assez répété que tout est énergie. Alors comme t’es en mode suricate 🐿️ sur son monticule, t’imagine bien que tu diffuses une énergie de : si besoin je suis disponible, je guette. 👀
Les autres finissent par recevoir cette énergie forcément, elle se diffuse tellement. Ils savent que tu répondras présente. Alors ils sonnent. Ils ont pris l’habitude aussi, bien le dire, de se tourner vers toi, car t’es la MacGyver de l’emmerde. 🛠️ Avec deux bouts de ficelle, ils s’imaginent que tu vas leur fabriquer un hamac. Et comme ils diffusent ça énergétiquement eux aussi, bah toi, tu te casses le fion pour leur faire un hamac avec deux pelotes de laine 🧶 et deux bouts de ficelle.
Bonne nouvelle : t’as un interrupteur 💡
Bon t’auras bien compris que si la sonnette fonctionne, c’est aussi parce que tu la laisses branchée. 🔌 Dans le triangle de Karpman, dont je te parle souvent, tu sais : victime, bourreau, sauveur. Bah toi t’es la sauveuse, genre Iron Woman 🦸♀️. Entièrement bardée dans ton armure en titane qui laisse rien passer de tes émotions. Même quand t’en as plein les bretelles d’être sur la sellette à ce point. T’assumes, et une fois de plus, tu serres les dents, les miches et t’avances.
T’as bien compris que je dis pas qu’il faut envoyer tout le monde balader hein. Me fais pas dire ce que j’ai pas dit. Je dis juste qu’on oublie parfois qu’on a aussi un interrupteur. 💡 La bonne nouvelle, c’est qu’il fonctionne et que tu peux l’actionner avec ton comportement. Stop à la sauveuse. Bon tu vas me dire : bah super facile à dire hein, mais de là à le faire, pas facile du tout. 😅
Ben figure-toi que c’est pour ça que les accompagnements existent. Moi je me suis fait accompagner pour arrêter ce mode «sauveuse» que j’avais limite dans la peau. Et je le répète, tout le monde devrait être accompagné. Pour arriver à voir le cyclone 🌪️ qui tourne autour de nous. Et qui fait voler les bagnoles et autres toitures, quand nous, on est dans l’œil de ce même cyclone, sans voir qu’il nous défonce la tronche.

Quand l’urgence ne t’appartient plus 🚑
L’autre jour, je discutais justement avec une copine qui avait accompagné une proche aux urgences. Jusque-là, normal, tu vas pas laisser ta copine pliée en deux.
Mais une fois que les médecins ont pris en charge son amie, bah elle est restée à attendre. ⏳ Quoi ? Elle sait pas, mais elle a attendu toute la journée. Ne prenant pas en compte qu’elle pouvait repartir, ramener le fils de son amie chez elle et venir participer à l’évènement auquel elle s’était inscrite.
Quand je lui ai fait remarquer, elle est tombée des nues 😳 en me disant : ben oui j’aurais pu faire comme ça et ça m’aurait fait plaisir de vous voir, d’écouter ta conférence.
En fait, l’option ne lui a même pas traversé l’esprit. Son crocodile 🐊 lui a soufflé qu’elle devait être là, et ne pas se faire plaisir en participant à l’évènement. Auto-sabotage 😔 quand tu te rends compte qu’elle aurait pu venir nous faire un câlin 🤗, écouter les conférences tout en prenant des nouvelles de son amie qui était sur le billard.
Quand t’y penses, c’est fou quand même tout ce qu’on fait par automatisme. Par devoir, mode sauveuse 🦸♀️, en se privant de quelque chose qui nous faisait vraiment envie et où on avait payé notre inscription.



Se prioriser, ce n’est pas abandonner les autres 🪷
Si je t’en parle aussi ouvertement, c’est que moi, pendant longtemps, je me suis mis ce rôle sur le paletot. Déjà, il était hors de question que je laisse tomber quelqu’un avec qui je m’étais engagée. Hors de question aussi de ne pas être disponible pour les merdes des autres. Jusqu’au jour où j’ai compris un truc. 💡
Si j’ai quelque chose de prévu, que la situation est prise en charge et que je ne peux rien apporter de plus… Ben je peux continuer ce que j’avais prévu. Ça ne fait pas de moi une mauvaise personne. Ça fait juste de moi quelqu’un qui respecte aussi ses engagements envers elle-même. ❤️
Après il est clair que si je me suis engagée, comme dernièrement avec le festival Magic Odyssey 🎪, dans lequel j’avais promis d’être bénévole, ben je le fais jusqu’au bout.
Mais pas dans le même état d’esprit, tu vois. J’ai pris conscience de ça aussi. Avant c’était mode sauveuse 🦸♀️ activé, esprit de «sacrifice» 😮💨 tu vois le topo. Ensuite mode «indispensable» 🛠️ dans l’esprit : ben je vais le faire, ça ira plus vite. Enfin dans l’esprit : pas laisser les autres dans la merde, car moi j’aimerais avoir du soutien quand je fais un truc. Que, soit dit en passant… j’ai rarement eu. 😏

On est championnes de gestion d’emmerdes… mais pas toujours du reste 🏆
Tu comprends maintenant pourquoi j’ai trouvé ce titre ? Pourquoi aussi je suis persuadée que oui, on est championnes de gestion d’emmerdes. Alors que nous ne savons pas bien gérer le calme et la réussite.
Nous sommes très nombreuses à avoir développé un véritable talent pour gérer crises et emmerdes en tous genres. Tellement que nos seuils de tolérance sont arrivés à 9 sur l’échelle de Richter 🌋 limite. Je t’explique, car tu dois te dire : mais qu’est-ce qu’elle dit encore avec son échelle de Richter ?
Bon voilà le truc qui m’a sauté à la tronche récemment. 💡 Un truc auquel j’avais jamais pensé, et toi non plus j’en suis certaine. Nos seuils de tolérance se déplacent. Sans qu’on s’en rende compte, leurs jauges montent tranquillement vers l’anormal. 📈 Quand t’as vécu de véritables séismes, les petites secousses te paraissent normales. C’est comme si ton cerveau se recalibrait.
Voilà où j’en viens avec mon échelle de Richter. Lis bien, car y a des chances que tu te dises : «Bon sang, mais c’est bien sûr, que je fais ça.» 🤯
Donc, en clair,
- secousse 1, 2, 3, bah c’est rien, limite ça nous fait marrer. 😏
- 4, 5, 6, là y a matière à se bouger un peu plus, mais on gère.
- 7, 8, 9, notre domaine de prédilection 💪 : on s’agite dans tous les sens. On sue, on râle, on en chie grave, mais on y arrive. Et bim 💥, emmerdes gérées.
Quelques exemples pour que tu t’y retrouves
Pendant des années, si t’as connu des découverts énormes allant de 1 000 à 2 500 € voire plus, avec la banque qui t’appelle. Les agios qui pleuvent 💸 et la boule au ventre quand tu vois le nom de ta conseillère s’afficher. Aujourd’hui, devant un découvert de 300 balles, ton crocodile 🐊 te souffle : «Oh ça va, on a vu pire… ça c’est du pipi de chat.» Sauf que non. C’est pas normal non plus, même si ça te paraît plus léger. C’est là que tu te rends compte que ta jauge s’est complètement déplacée.
Pareil si t’as vécu avec quelqu’un qui te criait dessus tous les jours. Le jour où quelqu’un te parle juste un peu sèchement, tu te dis : «Bah ça va, il est gentil celui-là.» Ou comme je l’ai entendu l’autre jour : «Oui mais moi ça me fait avancer quand on me bouscule.» 😶 Ben non. Là aussi, ta jauge s’est déréglée. T’acceptes l’humiliation à des doses inacceptables.
Un dernier exemple. Si, depuis vingt ans, t’es celle qui porte tout le monde à bout de bras. Les problèmes des enfants, des parents, des copines, du boulot… Le jour où t’as « que » trois personnes qui te demandent un service dans la même journée, tu trouves que c’est calme, facile à gérer. Alors qu’en vrai… ça ne l’est pas. Mais une fois de plus, ta jauge, ben elle jauge pas. 📏 T’es peut-être à 5 ou 6 sur ton échelle de Richter personnelle, c’est trop.
Tu comprends le piège ? ⚠️ À force de survivre à des séismes et à leurs répliques, on finit par appeler « petites secousses » des choses qui mériteraient déjà qu’on dise stop. ✋



L’autre versant 🪷
Du coup, profiter d’un moment de calme sans culpabiliser… C’est toute une histoire, tu sais pas faire. Tu te retrouves en mode : mais en fait y a rien à faire ? 🤔 Euh t’es certaine que je peux prendre mon bouquin ? 📖 Attends, je vais nettoyer la gazinière. Même si elle est propre, histoire de m’agiter un minimum. T’es sûre tu veux pas que je vienne te faire tes placards ? 😂 Tu cherches n’importe quelle activité pour te sentir utile. Une toute petite merde, mais qui fasse que ton système sache gérer.
Car oui, écouter le silence, ne rien anticiper, ni chercher la prochaine catastrophe, pas facile. Se dire que, pour une fois, tout va bien. Pas simple avec ton crocodile 🐊 à l’affût. Ou le petit suricate 🐿️ qui veut remonter sur son monticule.
Pas facile de se dire : ok, là je profite du calme. 🌿 Ça demande même parfois beaucoup plus d’entraînement que de gérer une urgence. 🚑 Et puis ça fatigue, t’as remarqué ? 😴 Je le constatais encore avec des amis venus à la maison. Ils se sentaient fatigués affreux, car autre rythme certes… mais ne rien faire. Quand d’habitude ils ont la tête dans le guidon, et dans les emmerdes.

Et si, pour une fois, il ne se passait… rien ? 🌿
Imagine deux minutes. Pas de téléphone qui sonne. 📵 Pas d’urgence. 🚨 Pas de problème à régler, ni de sauvetage à organiser.
Juste toi. 🪷
Rien que cette idée ou cette image.
- Ça te détend ?
- Ça t’inquiète un peu ?
- Ou tu paniques complet en mode : je vais me prendre un tsunami 🌊 sur la tronche d’ici peu ?
Parce que si ton premier réflexe est de te demander quelle emmerde va encore te tomber sur le coin du museau… Alors peut-être que t’es encore en mode sauveuse 🦸♀️ et championne toutes catégories d’emmerdes. Peut-être te dire : ok, que puis-je faire pour profiter des petits moments de calme et de bonheur qui sont là… et que je vois pas ? 👀
Car en fait, ils sont bien là les petits moments sympas ✨, mais on les voit pas, noyés dans nos emmerdes. Et puis tellement l’habitude de gérer des emmerdes que ça, pfff… ça compte pas. Pourtant, ça compte énormément. ❤️ Ça va peut-être te permettre de prendre conscience que se prioriser est vachement important. Que MacGyver 🛠️, c’est un feuilleton, pas ta vie.
Bon si ton suricate 🐿️ veut redescendre de son monticule et arrêter d’être aux aguets, tu vas faire comment ? Tu continues en mode tout va bien, ou tu te dis que t’as le droit d’apprendre à apprécier le calme, les petits bonheurs ?
Tu l’auras compris, comme perso j’ai été, et je peux encore être, championne de gestion d’emmerdes, mais que j’ai appris à prendre soin de moi. Ben si t’as envie d’en jacter, je suis là. Pas pour te vendre du rêve, tu sais bien que la baguette magique 🪄, c’est toi qui la tiens. Mais pour te soutenir lorsque tu fais redescendre ta jauge à «normale», car pour l’avoir vécu, bah c’est pas des plus faciles à faire. 🤝